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                                                          [The Times, U.K.]

 

 

Tribune de Geneve, Switzerland

George Bush Jr. Just Doesn't Measure Up

 

"He has empowered his enemies to better fulfill their plans. … and has caused unconditional allies like Aznar, Berlusconi and Blair to lose both face and their positions."

 

By Ali Salah Hadid

                                 

 

Lawyer, Journalist, Former [Moroccan] Diplomat|

 

Translated By Mike Goeden

 

June 26, 2007

 

Switzerland - Tribune de Geneve, - Original Article (French)

After a diplomatic "separation" of 27 years, a direct dialog has been re-established between the United States and Iran, officially for the sake of Iraq's security.

 

This is a major event! And an event, sometimes in the form of gesture or a brief encounter, can in retrospect plunge us into the past.

 

For half a century, the United States and Iran were either allies or caught up in a standoff, playing "you hold me and I hold your goatee." The first Iraq war in 1991 carried out by George Bush Senior had been well prepared for. It was launched just after the fall of the Berlin Wall. The situation was favorable and the former-President was a skilled operator. He forged an unprecedented coalition against Iraq with the participation of the most influential Arab countries.

 

The former CIA director had acquired the experience to properly filter information and choose wise counsel, so as to better decide and maneuver. He was a head of state capable of measuring the risks - and when necessary - stopping in time.

 

Which is why he signed a cease-fire with Saddam - in order to save his boys from the morass, and consequently to be hailed as the liberator of "the tiny country" of Kuwait, which had been invaded by its large neighbor (although the backdrop for the war was oil and other strategic objectives). Conversely, G.W. Bush the Son is captive to a fever of stubbornness over wanting to succeed where he estimates his father failed, in line with the neocons who helped him conquer the White House.

 

In fact G.W. Bush has become not only hostage to his entourage, but paradoxically, the ally of his enemies, since he empowered them to better fulfill their plans. This is certainly the case for bin Laden and other Arab dictators. Moreover, he has caused unconditional allies like Aznar, Berlusconi and Blair to lose both face and their positions.

 

He also failed by way of tanks and bombs to impose democracy on Iraq, while at the same time making it possible for Iran to become the greatest power in the Gulf and thereby giving it influence over the resolution of conflicts around the region: Afghanistan, Iraq, Lebanon, the Near East and Kurdistan.

 

From hereon out it will be impossible to circumvent Iran. The Iranians - inheritors of a great civilization despite the provocations and extremism of Ahmadinejad - have been recognized through the centuries for being skillful politicians and formidable negotiators.

 

Quite skillfully, Iran allowed G.W. Bush to take sole responsibility for eliminating their sworn enemy Saddam Hussein, and waste billions of dollars bogged down as much in Afghanistan as in Iraq, where Iran without effort or expense has become master of the game.

 

The billions spent on a war that has proved at the very least disastrous and useless, could have been spent - at least in part - in the global battle against famine and AIDS, particularly in Africa. But this continent is more and more being aided and financed by China, to the great displeasure of America and to Europe - which continues to struggle to finalize the union.

 

What grandeur and decadence! What a waste for a country that would be the world's policeman to finally realize that the noise made by its sheriff's boots is counter-productive.

 

G.W. Bush finally gave in and agreed to hold a dialogue. Better late than never. At the end of his reign, the intelligent and amiable Clinton very nearly succeeded in bringing peace to the Middle East. What will G.W. Bush succeed in doing?

 

In friendship as in politics, it's preferable to have an honest and intelligent enemy than an unhinged, simple-minded friend.

 

French Version Below

 

L’Amérique se «-bush»!

 

«G.W. Bush est devenu non seulement l’otage de son entourage, mais par un paradoxe, l’allié de ses ennemis»

Ali Salah Hadid. Avocat, Ancien Diplomate, Ancien Journaliste. |

 

26 Juin 2007

 

Les USA et l’Iran ont repris, après 27 ans de rupture diplomatique, le dialogue direct officiellement pour la sécurité de l’Irak.

 

C’est un événement! Un événement, parfois comme un geste ou une rencontre, nous fait plonger dans le passé avec une vision rétrospective.

 

Durant 50 ans les USA et l’Iran étaient soit des alliés, soit dans une position «tu me tiens, je te tiens par la barbichette». La première guerre de l’Irak en 1991, menée par Georges Bush père, était bien préparée. Elle a été déclenchée juste après la chute du mur de Berlin. La période a été propice et le président d’alors n’a pas manqué du savoir pour manœuvrer habilement. Il a formé une coalition sans précédent contre l’Irak, avec la participation des pays arabes les plus influents.

 

Cet ancien directeur de la CIA a acquis l’expérience pour filtrer les informations et choisir les conseils afin de mieux décider et manœuvrer. Il avait aussi l’étoffe d’un chef d’état susceptible de mesurer les risques et s’arrêter à temps ou il faut.

 

Ainsi, il a signé le cesser le feu avec Saddam évitant le bourbier à ses boys, et par même, d’être acclamé comme libérateur «d’un petit pays» le Koweït envahi par son grand voisin. (alors que les toiles de fond de cette guerre étaient le pétrole et d’autres objectifs stratégiques). A contrario, le fils G.W. Bush est bouché par la fièvre de l’entêtement à vouloir réussir , pense-t-il, le père a échoué, selon la ligne tracée par les néoconservateurs qui l’ont soutenu à conquérir la Maison-Blanche.

 

G.W. Bush est devenu de ce fait non seulement l’otage de son entourage, mais par un paradoxe, l’allié de ses ennemis, puisqu’il leur a permis de mieux servir leur projet et pouvoir: Ben Laden et certains dictateurs arabes en tout cas. De plus, il a fait perdre la face et le fauteuil à ses alliés inconditionnels tels que Aznar, Berlusconi et Blair.

 

Aussi a-t-il échoué à imposer par les tanks et les bombes la démocratie en Irak, tout en offrant à l’Iran la possibilité de devenir la plus grande puissance du Golfe, ayant de ce fait un droit de regard sur le règlement de tout conflit dans la région: Afghanistan, Irak, Liban, Proche-Orient et Kurdistan.

 

Désormais l’Iran est incontournable. Les Iraniens, héritiers d’une grande civilisation, en dépit des provocations et de l’extrémisme d’Ahmadinejad, sont reconnus à travers les siècles comme étant de fins politiciens et de redoutables négociateurs.

 

Ils ont laissé avec habileté G.W. Bush se charger d’éliminer leur ennemi juré Saddam, gaspiller des milliards de dollars pour s’embourber tant en Afghanistan qu’en Irak ils sont devenus les maîtres du jeu sans frais ni effort.

 

Ces milliards déboursés pour une guerre pour le moins désastreuse et inutile auraient pu servir, au moins en partie, à lutter contre la famine et le sida dans le monde, et particulièrement en Afrique. Ce continent est de plus en plus assisté et couvert par la Chine, au grand dam de l’Amérique et de l’Europe, qui titubent encore pour trouver le chemin définitif de l’union.

 

Grandeur et décadence! Tout ce gâchis pour qu’il réalise enfin que le bruit des bottes du shérif, gendarme du monde comme il veut l’être, est contre-productif.

 

Enfin G.W. Bush s’est débouché pour accepter le dialogue. Mieux vaut tard que jamais. Clinton l’intelligent et sympathique, a failli de très peu, à la fin de son règne, réussir l’instauration de la paix au Proche-Orient. G.W. Bush que va-t-il réussir?

 

En amitié comme en politique, il est préférable d’avoir un ennemi loyal et intelligent que d’avoir un ami lâche et simple d’esprit.











































Waiting for Putin: President George W. Bush and his father, former President George H.W. Bush, go fishing off the coast of Kennebunkport, Maine, June 29, just days before the Russian President is scheduled to arrive.





Bush the father and Bush the Son: Many have taken the measure of the two, and have found the son badly wanting ...





Fishing guide helps President Bush untangle his line.